Transport de pétrole : la réalité dépasse la fiction! - Solidarité Ristigouche

3

Carleton-sur-mer. Le 10 mars 15 : Tache d’huile invite les communautés à considérer sérieusement les récents incidents ferroviaires, notamment ceux de Gogama en Ontario où 30 des 94 wagons-citernes ont déraill. Plusieurs se sont en enflammés et d’autres ont déversé du pétrole brut dans le réseau fluvial de la rivière Mattagami.

Le chef de la Première Nation Mattagami, Walter Naveau, a déclaré  que sa communauté ne se sent pas en sécurité après le troisième incident semblable impliquant le CN dans la région en moins d’un mois. Il craint aussi pour la faune locale et la santé de la communauté, car la rivière Mattagami contient les principales frayères des poissons pêchés par les habitants de la réserve. “Nous sommes attristé-e-s, et invitons les gens d’ici à honorer ces inquiétudes en prévenant l’irréparable” souligne Maude Prud’homme, porte-parole de Tache d’huile.

L’amélioration des wagons n’a pu prévenir l’incendie. Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) affirme que les wagons-citernes impliqués dans le déraillement de samedi, des DOT-111, répondent aux standards améliorés les plus récents. Toutefois ces derniers ont « réagi de façon similaire » à ceux impliqués dans l’accident survenu à Lac-Mégantic en juillet 2013. Le Bureau de la sécurité des transports (BST) estime que cela  «démontre l’insuffisance» des nouveaux standards de protection.

 “Souhaitons-nous être complices de l’expansion des industries d’extraction d’hydrocarbures les plus polluants sur la planète, le tout en mettant à risque les communautés, les écosystèmes et des pans entiers de l’économie locale ?  Sommes-nous prêts à risquer nos villes et villages et les rivières à saumon ?  C’est pourtant ce qui nous guette avec le projet de transport, en phase 1,  de deux convois par jour de wagons d’hydrocarbures d’un kilomètre de long en direction de Belledune au Nouveau-Brunswick. Et nous ne parlons même pas ici des risques liés au transport maritime d’hydrocarbures par super-pétroliers dans la Baie-des-Chaleurs, pourtant corollaires du transport ferroviaire !”

Tache d’huile que ce projet doit AU MOINS être débattu et ce AVANT sa mise en oeuvre. “Rappelons que le début des travaux construction est prévu dès cet été. Se laissera-t-on imposer ce terminal pétrolier ? ” demande la porte-parole de Tache d’huile.

Le mouvement Tache d’huile réunit des gens qui ont à cœur le respect des écosystèmes et des communautés de la péninsule. Solidaire des organisations similaires dans le golfe du Saint-Laurent, aux Îles-de-la-Madeleine et à Anticosti, Tache d’huile informe et mobilise sur le dossier des hydrocarbures en Gaspésie. Conscient des dangers encourus, le mouvement demande la suspension immédiate des travaux ainsi que des consultations valables sur le développement de cette filière dans la péninsule.

-30-

Pour informations : Maude Prud’homme, porte-parole : 581-886-3523

Indiquez le montant de votre contribution

$

Contribuer!