Ristigouche lance un nouvel appel d’urgence aux citoyens et aux municipalités - Solidarité Ristigouche

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Face à l’acharnement de la pétrolière Gastem et à 2 mois du procès, Ristigouche lance un nouvel appel d’urgence aux citoyens et aux municipalités

Ristigouche Sud-Est, le 6 juillet 2017 – À deux mois du procès – du 5 au 18 septembre prochains -, la municipalité de Ristigouche Sud-Est en Gaspésie doit renouveler son appel d’urgence à la solidarité des citoyens et des municipalités pour l’aider à se défendre de la poursuite de la pétrolière Gastem intentée en 2013. La pétrolière, qui réclame 1,5 million $ à la municipalité de 157 habitants parce qu’elle a adopté un règlement pour protéger son eau potable, s’acharne et complexifie inutilement le procès. Les frais prévus initialement pour la défense de la municipalité montent en flèche. Ristigouche doit revoir à la hausse l’objectif de dons de sa campagne Solidarité Ristigouche lancée en 2014, qui passe de 225 000 $ à 328 000 $.

« Gastem nous oblige à récolter en deux mois pratiquement autant d’argent que ce que nous avons rassemblé en trois ans. Notre municipalité n’a pas les moyens de faire face à cette poursuite, encore moins de verser 1,5 million $ à la compagnie pétrolière. Nous sommes 157 citoyens répartis dans 84 résidences, avec un budget annuel d’opération de 281 000 $ », souligne François Boulay, maire de la municipalité de Ristigouche Sud-Est.

« Nous interpellons tous les Québécois qui sont sensibles à la protection de l’eau potable. Faites un don pour nous permettre de nous défendre lors du procès, et pour que le droit des citoyens prime sur celui des entreprises. C’est grâce à l’incroyable élan de solidarité exprimé par des milliers de citoyens partout à travers le pays depuis 2014 que nous avons la force et l’énergie de poursuivre nos efforts et de mener la bataille pour protéger notre eau potable. C’est d’autant plus vrai que, jusqu’à ce jour, le gouvernement du Québec a rejeté toutes les demandes de soutien de la municipalité », explique le maire.

« Nous tenons à remercier très sincèrement tous les citoyens, artistes, organisations, municipalités et élus qui nous soutiennent. Face aux nouveaux défis engendrés par la complexification du dossier, nous faisons encore appel à la générosité de nos concitoyens pour nous permettre de nous défendre à l’approche du procès et protéger notre eau potable », ajoute le maire.

Le droit des municipalités à protéger leur eau potable

« La poursuite de Gastem s’attaque à la capacité des municipalités de protéger leurs sources d’eau potable. Cet enjeu est une question d’autonomie et de compétences municipales à garantir à nos citoyennes et citoyens un milieu de vie sain. Ces compétences font partie des pouvoirs raisonnables que devrait posséder un gouvernement de proximité qu’est une municipalité », affirme François Boulay.

Une solidarité sans précédent à travers le Québec et le Canada

Grâce au soutien de milliers de citoyennes et citoyens à travers le Québec et le Canada depuis le lancement de la campagne Solidarité Ristigouche en 2014, plus de 180 000 $ ont été amassés, soit environ 80 % de l’objectif initial. Les citoyens, très sensibles à la protection de l’eau potable, ont fait preuve d’imagination avec une diversité d’événements de soutien : du simple don en passant par une traversée à la nage de la rivière Gatineau par deux jeunes femmes, des spectacles et dîners-bénéfice, des ventes de photos et d’œuvres d’art, etc.

Le maire de Ristigouche ira cet été à la rencontre des citoyens et du monde municipal comme par exemple en Gaspésie, en Estrie, dans Lanaudière, en Montérégie pour solliciter leur appui en faveur de la campagne Solidarité Ristigouche.

Pour faire un don

Les citoyens sont invités à acheminer leur contribution en ligne le site ou par chèque libellé au nom de Fonds Solidarité Ristigouche et acheminé directement à la municipalité. Pour suivre la campagne : Facebook  et Twitter.

La question en litige

En 2012, le gouvernement du Québec a autorisé la pétrolière Gastem à s’installer à proximité des sources d’eau potable de la municipalité de Ristigouche Sud-Est. En l’absence d’une réglementation provinciale, Ristigouche a dû, à la demande des citoyens, adopter son propre règlement en 2013 pour protéger son eau potable. Estimant que le règlement de Ristigouche est illégal en raison de son caractère « abusif et déraisonnable », Gastem a entamé une poursuite d’un 1,5 million $ contre Ristigouche, soit plus que 5 fois le budget annuel de cette petite municipalité de la Baie des Chaleurs, qui s’élève à 281 000 $.

Renseignements :
Émilie Novales
514.577.5838
enovales@copticom.ca

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