Nouvelles - Page 12 sur 13 - Solidarité Ristigouche

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Gastem-Ristigouche-Bully par Gérard Monpetit

Message de Gérard Monpetit

M. Francois Boulay, maire

Municipalité de Ristigouche Sud-Est

Monsieur,

Je vous apporte mon soutien pour faire face à la poursuite de la cie Gastem. Je connais bien cette compagnie puisque c’est elle (avec son partenaire Canbriam) qui a un puits gazier dans ma municipalité de La Présentation (près de saint Hyacinthe). C’est un des deux puits problématiques parmi les 31 puits du Québec. C’est également cette compagnie qui a fait forer un puits en plein centre du village à St-Louis-de-Richelieu. Avant de forer en Gaspésie, Gastem devrait, au moins, avoir la décence de réparer les dégâts qu’elle a fait dans notre région.

Tout comme les quelques 70 municipalités qui ont adopté le règlement dit «de St Bonaventure», vous avez raison de vouloir protéger votre eau potable car je suis persuadé que ce sera la ressource stratégique du 21e siècle. C’est cette idée que j’ai défendu dans le mémoire que j’ai présenté au BAPE le 4 juin dernier pour le Comité de Bassin Versant de la rivière Salvail. Vous pouvez lire ce texte sur le site du BAPE; c’est le mémoire DM39.

En pièce jointe, un texte qui est sur Huffington Post. Gastem-Ristigouche-Bully

Mon revenu de retraité ainsi que mes obligations financières ne me permettent pas de vous aider autant que je le voudrais. D’ici quelques jours, vous recevrez, par la poste, un chèque en guise d’appui ainsi que la copie papier de ce texte.

Continuez votre combat.

Gérard Montpetit

La Présentation, Qc.

Ce 5 août 2014

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Ristigouche, Far West, Québec par Karel Mayrand

Blogues à la Une, LE HUFFINGTON POST 30-07-2014

‘’ … prise plus largement, c’est toute la question de l’équilibre entre les droits des entreprises et l’intérêt public qui est mis en cause. Le droit d’une municipalité de protéger l’eau potable de ses citoyens doit-il ou non primer sur les droits commerciaux d’une entreprise et de ses actionnaires? Cette question est fondamentale.’’

Voir l’article au complet ici

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La municipalité de Caplan signifie son intéret de soutenir Ristigouche

Une nouvelle municipalité gaspésienne, celle de Caplan,  environ 2000 habitants, a adopté lundi 4 août une résolution envers la campagne de financement de Ristigouche Sud-Est.  « Le conseil municipal informe la municipalité de Ristigouche Sud-Est de son intérêt de l’appuyer dans ce dossier ». La nature du soutien sera précisé prochainement, suite à la séance du conseil des maires de la MRC de Bonaventure…

Merci à la solidarité gaspésienne!

Voir la résolution : ici

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Article (Voir Montréal) : Solidarité Ristigouche : contre la fracturation démocratique

Voici la chronique du 6 août 2014 de Simon Jodoin,  rédacteur en chef du  journal Voir – Montréal  :

 Solidarité Ristigouche: contre la fracturation démocratique

http://voir.ca/chroniques/theologie-mediatique/2014/08/06/solidarite-ristigouche-contre-la-fracturation-democratique/

« Au gré de l’actualité estivale, entre les bombardements lointains et les polémiques balnéaires, peut-être n’avons nous pas assez porté une attention à ce qui se passe à Ristigouche Sud-Est, petite municipalité de 168 habitants en Gaspésie.
Inquiété par les projets entamés par la firme d’exploitation pétrolière et gazière Gastem et faute de pouvoir s’appuyer sur une réglementation provinciale, le conseil municipal adoptait en mars 2013 un règlement interdisant les forages à moins de deux kilomètres d’un puits artésien ou de surface. Une bonne idée, si vous voulez mon avis. Je le dis empreint de toute mon incompétence en matière d’ingénierie pétrolière, mais si de joyeux drilles se pointent près de votre terrain pour creuser des trous en injectant des millions de litres d’un cocktail chimique capable de fracasser de la roche, vous devriez au moins sourciller un peu. Surtout si ces mêmes joyeux drilles tentent de vous dire sans rire qu’il n’y a aucun danger.
Voilà, donc. Creusez des trous pour pomper du fric si ça vous chante, mais allez faire ça loin de mon puits. C’est un peu ça qu’ils se sont dit à Ristigouche.
À la fin de l’été 2013, voyant son projet d’exploitation pétrolière pratiquement interdit par ce règlement, Gastem a répliqué en poursuivant la municipalité devant les tribunaux. La mairesse de l’époque, Annette Sénéchal, a ainsi reçu par voie d’huissier une requête en dommages pour une valeur de 1 494 676,95$. La municipalité a bien tenté de faire déclarer la cause irrecevable, mais le 18 mars dernier, la Cour supérieure a rejeté cette requête. La cause sera donc bel et bien entendue devant les tribunaux et la municipalité devra se défendre. Aucun doute, ce sera long et coûteux.
Le hic, c’est que Ristigouche Sud-Est, avec son budget annuel de 270 000$ et ses 168 habitants, n’a pas du tout les moyens d’aller au front dans cette affaire et, si d’aventure elle devait perdre, elle serait tout bonnement ruinée. C’est ainsi que l’opération Solidarité Ristigouche a été lancée le 28 juillet dernier pour amasser des dons. Afin de se défendre adéquatement, la municipalité espère amasser 225 000$.
Évidemment, on a tendance à observer cette histoire par la lorgnette du débat sur les énergies fossiles où se pointent volontiers ceux qui sont pour les forages, convaincus que ceux qui en craignent les effets néfastes exagèrent ou qu’ils sont manipulés par des sectes écologistes qui ne font que freiner le développement économique de la province. Dans cette discussion, on s’engueulera longtemps à savoir si les forages sont dangereux ou non, et les climatosceptiques ne voudront pas donner un sou.
Or, c’est faire fausse route que d’envisager ainsi cette affaire.
Ce qui est en jeu, d’abord et avant tout, c’est le rapport de force entre les élus d’une municipalité, qui ultimement représentent leurs citoyens et agissent en leur nom, et des sociétés privées indiscutablement plus puissantes.
Ce qu’il faut bien voir, c’est que n’importe quelle compagnie qui dispose de quelques centaines de milliers de dollars pour se lancer dans l’arène juridique est plus riche que Ristigouche. Nous pourrions parvenir à la même conclusion pour bien d’autres municipalités un peu partout sur le territoire québécois.
En somme, ce n’est pas tant la qualité de l’eau potable ou de l’air qu’on respire qui est ici en jeu, mais bien celle de la démocratie. Peu importe que l’on soit pour ou contre l’exploitation pétrolière, nous devrions tous être interpellés par cette situation pour le moins inquiétante. Si des sociétés privées choisissent la voie des tribunaux pour faire valoir leur point de vue et préparer le terrain de la jurisprudence afin de faire progresser leurs intérêts, nous devons nous assurer qu’il y aura là un combat juste et équitable.
Sinon, nous acceptons que le difficile débat public auquel nous oblige la vie démocratique soit contourné par le biais des tribunaux où seuls ceux qui ont le fric nécessaire pour s’y présenter peuvent se faire entendre.
Il faut donc aider Ristigouche, non simplement par souci écologique, mais bien pour défendre l’idéal démocratique. Donner quelques dollars dans le cadre de cette campagne de solidarité, c’est s’assurer que cette cause qui nous concerne tous en tant que citoyens soit débattue à armes égales.
Refuser de les aider, ce serait tout simplement du démocrato-scepticisme.
solidariteristigouche.ca

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Retour sur le RPEP et la poursuite contre Ristigouche

Pourquoi le Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection (RPEP) ne change-t-il rien à la poursuite en cours dont fait l’objet Ristigouche ? Quelles sont ses limites et ses faiblesses?

Comme nous l’avons mentionné, le Règlement sur la protection de l’eau potable adopté le 23 juillet dernier par le gouvernement du Québec, ne change rien à la situation très difficile vécue par la municipalité. Ce règlement n’a aucun impact sur la poursuite en cours car la requête en dommages est fondée sur l’adoption d’un règlement municipal (4 mars 2013) en l’absence de règlementation provinciale. Cet évènement est maintenant cristallisé dans le temps. De plus, ce nouveau règlement national rend le règlement de Ristigouche inopérant et la municipalité se retrouve moins bien protégée qu’elle ne l’était. En effet, le règlement de Ristigouche protégeait les sources d’eau d’un rayon de 2 km tandis que le nouveau règlement, prévu pour entrer en vigueur le 14 août prochain, sabre la distance de protection en la réduisant à une distance de base de 500 m !

Quelles sont les limites de ce règlement en général?

La Société de l’eau souterraine Abitibi-Témiscamingue apporte un point de vue intéressant sur les limites du RPEP. Lire le communiqué complet ici:  Communiqué Société suterraine Abitibi sur RPEP

Extrait : « Le RPEP n’est donc pas le fruit d’une réflexion multiusage approfondie, mais plutôt une réponse aux pressions publiques du moment(…) Les villes et municipalités du Québec devront encore pour longtemps s’appuyer sur la concertation locale et sur le bon vouloir de l’industrie si elles veulent sécuriser leurs approvisionnements en eau potable. »

Cette position vient renforcer le combat de Ristigouche pour la primauté du droit à une eau et à un environnement sain.

 

 

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Résolution adoptée par la municipalité de St-Alexis en appui contre la poursuite de la pétrolière Gastem.

Hier soir, la municipalité de St-Alexis a dûment adopté à la table de leur conseil municipal leur appui à Ristigouche Sud-Est dans le dossier de la poursuite par la pétrolière Gastem. Un don au montant de 100$ sera remis au fonds Solidarité Ristigouche en guise de participation financière. Elle offre gratuitement le site de l’aréna pour l’organisation d’une activité grandiose pour venir en aide pour atteindre l’objectif visé de 225 000$. La municipalité de St-Alexis-de-Matapédia compte une population de 608 habitants, située à 29 km de Ristigouche Sud-Est à l’ouest de la MRC Avignon.

Liens : Municipalité de St-Alexis

Lire le texte : extrait de résolution

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Une première municipalité manifeste son appui financier.

La petite municipalité de 153 habitants, Rivière-à-Claude (côté nord de la Gaspésie) dans la MRC de la Haute-Gaspésie vient de nous informer qu’elle contribuera financièrement à la levée de fonds pour un montant de 100$. Une première contribution venant d’une municipalité.

Voici le lien de cette petite municipalité : Municipalité Rivière-à-Claude

Au moment d’écrire cette nouvelle, une deuxième municipalité emboite le pas pour une contribution de 50$. La municipalité de Matapédia, 696 habitants est situé à 18 Km de Ristigouche Sud-Est.

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Chronique de Steven Guilbeault : « Soyons solidaires de Ristigouche! »

Lire la chronique de Steven Guilbeault dans le Journal Métro de Montréal du 3 août 2014 :

« Soyons solidaires de Ristigouche! »

steven-guilbeault - photo

Le 29 juillet dernier, une vaste campagne de collecte de fonds et d’appui public a été lancée en faveur de la petite communauté de Ristigouche-Partie-Sud-Est. Cette campagne vise, entre autres, à amasser 225 000$ pour permettre à cette municipalité de 168 habitants de se défendre devant les tribunaux, puisqu’elle est l’objet d’une poursuite de 1,5M$ de la part de la pétrolière Gastem.

Ce dossier me choque tellement que je ne sais pas très bien par où commencer: le fait qu’une deuxième municipalité en deux ans soit l’objet de ce genre de poursuite, le silence complet de Québec dans le dossier, le fait que Gastem soit un des partenaires du gouvernement provincial dans l’aventure du pétrole au Québec (avec des amis comme ça…), ou carrément l’ampleur de la somme.

Pourquoi cette poursuite? Simplement parce que la municipalité a adopté un règlement visant la protection de ses sources d’eau potable face à l’exploitation pétrolière, comme l’avait fait la Ville de Gaspé.

Ristigouche est une municipalité de 168 habitants de la baie des Chaleurs, et cette poursuite de 1,5M$ est l’équivalent de 5,5 fois son budget annuel (ou de 12 fois son revenu de taxation de 2014). Pour mettre les choses en perspective, si Mont­réal était visé par cette poursuite, le montant s’élèverait à 27G$. C’est de la folie furieuse!

Gastem, une société d’exploration et d’exploitation pétrolière, prétend que le règlement adopté par Ristigouche pour protéger ses sources d’eau potable est «illégal» en raison de son caractère «abusif» et «déraisonnable». Curieusement, Gastem ne demande pas qu’on annule le règlement incriminé, mais uniquement une somme d’argent que la municipalité serait incapable de payer.

Cette démarche a toutes les apparences d’une poursuite abusive, communément appelée SLAPP, pour Strategic Law Suit Against Public Participation, ou poursuite-bâillon. Ce type de poursuite est parfois utilisé par des entreprises voulant réduire au silence des opposants à certains de leurs projets, souvent très controversés. Le Québec a d’ailleurs adopté une loi contre ce type de poursuite visant les individus en 2009.

Les enjeux de cette bataille ne concernent pas seulement Ristigouche, mais toutes les municipalités du Québec désirant assurer la protection de l’environnement et de la qualité de vie.

Vous pouvez faire un don pour appuyer la cause de Ristigouche en vous rendant au solidariteristigouche.ca.

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Opinion d’une citoyenne à M. Raymond Savoie de Gastem

MESSAGE

This is the email I sent to Mr. Savoie, the President and CEO of Gastem. I have also posted it on facebook asking people to support your crowdsourcing and to email the company about their bullying tactics. This is my email sent today.

Dear Sir,

I want to tell you just how much social media has meant to me as a near senior citzen. It keeps me informed, connected and actively engaged. But you are probably wondering why I am sharing this information with you.

Well, it is because of social media that I became aware of the lawsuit between your company and the small community of Ristigouche, Quebec over the town’s bylaw to prevent you exploring potential gas sites within two kilometres of the town’s water supply.

Sounds perfectly reasonable to me that they would want to protect their water and I believe that most Canadians feel the same way. It also seems to me that your company is trying to bring the town to their knees by suing for $1.5 million when the town’s annual budget is only $275 thousand. I understand they are now crowdsourcing to raise funds to fight this in court.

Because I don’t like bullies, and because if this situation were to happen in my own town I would hope for the same response from my fellow Canadians, I am sending Ristigouche some money to help them with their legal fees and I’m also sharing this story with every person I know and asking them to do the same.

You may well find that social media will prove to be the inescapable downfall to your plans and stain your company’s reputation. Of course, you could back off Ristigouche and prove you are a company that works with the communities you have interest in.

Sincerely,
Cathie Camley

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