EVP confiant que l'objectif sera atteint - Solidarité Ristigouche

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(Maria, le 20 août 2014) « La cause de la compagnie pétrolière Gastem contre la petite municipalité de Ristigouche Sud-Est mérite l’appui de la population et des municipalités » selon le groupe Environnement Vert-Plus. Malgré ses maigres moyens, le groupe a décidé de verser 300 dollars à la campagne Solidarité Ristigouche et d’inciter les municipalités de la Baie-des-Chaleurs à aller au-delà du versement symbolique de 100$ que plusieurs ont déjà fait. Avec l’atteinte de près du tiers de l’objectif visé de 225,000$, EVP espère que les municipalités et le gouvernement du Québec agiront plus vigoureusement, en terme de support financier, pour défendre cette petite municipalité. EVP À L’ORIGINE DU RÈGLEMENT DE RISTIGOUCHE SUD-EST Rappelons que cette poursuite découle de l’adoption par la municipalité de Ristigouche Sud-Est d’un règlement visant la protection de l’eau potable des résidents lors de forages pour pétrole ou gaz. Selon un porte-parole d’Environnement Vert-Plus, « ce sont les écologistes qui ont alerté la population de Ristigouche Sud-Est en janvier 2013 du danger de permettre un forage près  de sources d’alimentation en eau potable tout en incitant la municipalité à adopter un règlement à cet effet». (voir lettre envoyée dans tous les foyers de Ristigouche Sud-Est) Le président de la compagnie Gastem, l’ex-ministre Libéral Raymond Savoie a d’ailleurs traité les écologistes de tous les noms[1] et blâmé sans nommer l’action du groupe Environnement Vert-Plus dans la poursuite qu’il intente contre la petite municipalité de RSE. Voici d’ailleurs ce qu’il dit à l’article 62 de la poursuite : Selon Michel Goudreau, vice-président d’EVP, cette affirmation est fausse et ridicule quand on sait que 92 propriétaires ont signé une requête demandant l’adoption par la municipalité d’un règlement pour protéger leur eau. Le nouveau règlement sur l’eau fait sur mesure pour les compagnies Une analyse du nouveau règlement sur la protection de l’eau fait par un collectif d’experts indépendants vient donner raison à Environnement Vert Plus qui dénonce un règlement fait sur mesure pour l’industrie du pétrole et gaz. Dans une analyse de 26 pages, le collectif scientifique fait le même constat: De fait, la tenue de cette annonce à Gaspé (en pleine saison des vacances estivales) alors que la compagnie Pétrolia mène campagne depuis plusieurs mois pour reprendre ses forages sur le territoire de cette municipalité, nous semble un signal clair lancé aux sociétés gazières et pétrolières à l’effet que le gouvernement allait les soutenir en imposant des normes peu contraignantes même si, ce faisant, il accepte de sacrifier l’eau potable de cette communauté. Le préjugé favorable de ce gouvernement pour l’exploitation des hydrocarbures fossiles non conventionnels y trouve une illustration saisissante.[2] Les municipalités rurales et les citoyens et citoyennes laissés pour compte Selon Environnement Vert Plus, « le nouveau règlement sur la protection de l’eau adopté par conseil des ministres qui est entré en vigueur le 14 août vient enlever aux municipalités de l’ensemble du Québec le droit de protéger l’eau dans le cas de forages gaziers et pétroliers en imposant un maigre 500 mètres de distance entre un puit de pétrole ou gaz et une source d’eau potable. »   Rappelons que plusieurs municipalités de la Gaspésie et du Québec ont adopté un règlement prévoyant une marge séparatrice de deux kilomètres dans de tels cas. L’analyse du règlement démontre bien que cette perte de pouvoir des municipalités s’applique aussi sur le contrôle du puisement d’eau sur leur territoire à des fins forages pétroliers. Pour les gens de la Gaspésie directement touchés par l’exploitation pétrolière et gazière, « la réglementation actuelle les laisse en plan, condamnés à se défendre par leurs seuls moyens et ressources. »[3] Environnement Vert-Plus et le collectif scientifique en arrivent à la même conclusion : « Il (le gouvernement du Québec) n’a pas rectifié le tir ni amendé son projet de règlement pour qu’il assure une véritable protection des sources d’eau potable. Au contraire, il a libéralisé les règles, comme le suggéraient les sociétés engagées dans cette industrie et les ténors du monde des affaires. »[4]

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Information : Bilbo Cyr, vice-présidient Relations avec les médias 418-388-5064 / Michel Goudreau, nouveau v.p.communications 418-788-5590. [1] Voir article suivant : http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/les-regions/201302/15/01-4622256-le-pdg-de-gastem-qualifie-les-militants-ecologistes-de-fascistes.php [2] Le Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection ou comment sacrifier l’eau potable pour quelques gouttes de pétrole ! Collectif scientifique indépendant. Août 2014, p. 3 [3]Ibid. p. 25 [4]Ibid. p. 26

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