Opinion citoyenne Archives - Solidarité Ristigouche

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Transition énergétique

Le 1er février 2016 – Texte de Gérard Montpetit

Lorsque la CMM (Communauté métropolitaine de Montréal) a dit NON à Énergie Est, cela a eu l’effet d’une douche froide pour la direction de TransCanada. Jusqu’à maintenant, TransCanada avait joué les primadonnas qui n’ont pas de comptes à rendre aux simples mortels que nous sommes. Elle préférait les jeux de coulisse : action d’un « copain-copain » lobbyiste auprès de l’ONÉ (Office national de l’énergie) et du gouvernement fédéral, et mise en œuvre d’un plan de relations publiques modelé sur celui de la firme Edelman. C’est sans doute cette arrogance qui l’a amenée à boycotter les audiences de la CMM[i] au sujet de cet oléoduc. Mais les absents ont toujours tort! La gifle aura-t-elle été salutaire? On voit que M. Bergeron, le nouveau vice-président pour le Québec et le Nouveau-Brunswick, se dit confiant que TC saura convaincre les Québécois du bien-fondé de son projet avec «…les faits et la science…»[ii] Rien n’est moins sûr!

Au-delà des faits et de la science, qui révèlent les dangers d’une grave pollution de nos sources d’eau et d’une énorme production de gaz à effet de serre, un autre enjeu important est soulevé par les grands projets d’oléoducs tels Northern Gateway ou Trans Mountain. Énergie Est, comme ses congénères, est une infrastructure majeure qui se situe du mauvais côté d’une transition énergétique. En effet, à diverses époques de l’histoire, de grands changements technologiques ont bouleversé la vie des citoyens et de l’industrie. Plusieurs de ces grandes transitions se sont produites sur des périodes d’une trentaine d’années.

En 2016, proposer de construire un oléoduc, c’est comme construire une méga-usine de bogheys; promouvoir les sables bitumineux, c’est proposer l’élevage de chevaux pour tirer ces bogheys. En 1920, l’automobile était inventée; mais c’était un moyen de transport des personnes peu fiable, et de surcroit inutilisable en hiver. Les infrastructures nécessaires pour alimenter ces véhicules en essence, les réparer et les entretenir étaient quasi-inexistantes. Donc, c’étaient des jouets de riches! Pourtant, trente ans plus tard, vers 1950, plus personne n’utilisait le cheval et le boghey pour ses déplacements personnels. Les propriétaires de l’usine de bogheys et les éleveurs de chevaux auraient été laissés pour compte avec leur technologie obsolète, grâce à Henry Ford et à son « model T ».

Plus près de nous, voici un autre exemple de transition technologique. Vers 1986, un téléphone était un instrument branché dans une prise murale; pour signaler, il fallait utiliser un cadran rotatif. Aujourd’hui, les téléphones intelligents n’ont que faire d’une prise murale, et les diverses applications peuvent faire beaucoup plus que simplement transmettre la voix humaine. En moins de trente ans, le cellulaire a bouleversé notre façon d’interagir avec nos semblables.

Alors, au-delà du simple rapport comptable (certains y voient en plus un enjeu d’unité nationale), il faut avoir la sagesse de prévoir le développement technologique des prochaines décennies. Le consensus scientifique, le GIEC et la Conférence de Paris indiquent que nous devons nous sevrer des énergies fossiles dans les meilleurs délais, sinon la planète risque de devenir inhabitable pour les humains. De plus, l’électrification des transports et les nouvelles technologies avancent aussi vite que celle du téléphone portable. Elon Musk et la Tesla risquent fort de détrôner l’automobile à essence de la même manière que Henry Ford a banni le cheval et le boghey du quotidien des citoyens.

Même si Énergie Est est un projet autrement plus gros qu’une usine de bogheys, il risque d’être obsolète d’ici quelques années! Lorsque le ministre Daoust[iii] va courtiser les Albertains, est-ce pour accepter servilement leur « éléphant noir »? Nos dirigeants vont-ils avoir le courage de se tourner vers l’avenir?

Gérard Montpetit

Membre du CCCPEM (Comité des citoyens et citoyennes pour la protection de l’environnement maskoutain)

Le 1er février 2016

[i]               http://cmm.qc.ca/evenements/consultation-transcanada-2015/

[ii]               http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/461257/projet-energie-est-les-faits-et-la-science-convaincront-le-quebec-selon-transcanada

[iii]              http://feedproxy.google.com/~r/fluxdudevoir/~3/pfsn-E4v5kY/le-ministre-daoust-ira-courtiser-l-alberta-a-l-invitation-de-transcanada

 

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La Lutte pour l’Eau

Le 13 juin 2015 – par Enjeux Énergies – https://enjeuxenergies.wordpress.com/

Texte de Louise Morand – Comité Vigilance hydrocarbures de L’Assomption. 13062015.

La collusion entre les gouvernements et les entreprises dans le secteur des combustibles fossiles atteint des sommets au pays. Les citoyens qui ont à cœur la protection de l’eau potable, de l’air, des sols et du climat assistent à la mise en place de règlementations aberrantes taillées sur mesure pour l’industrie au détriment de la protection de l’environnement et de la santé publique.

Le Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection, adopté en août 2014 par le gouvernement du Québec, s’inscrit dans cette logique antidémocratique de détournement du rôle de l’État au profit des intérêts privés. Ce règlement vient en effet réduire les normes de protection des puits et des sources d’eau potable pour la population et les élevages afin d’avantager les industries extractives, notamment les pétrolières qui pratiquent la fracturation hydraulique.

Il est bien connu que les techniques de fracturation hydraulique, comme celles qu’on veut utiliserà Anticosti et en Gaspésie, provoquent des fuites de produits toxiques et radioactifs qui contaminent l’eau, l’air et les sols bien au-delà des distances séparatrices des sources d’eau potable jugées acceptables par le gouvernement libéral. Même si l’industrie et le gouvernement font l’éloge d’un développement « bien fait » des hydrocarbures au Québec, c’est à une contamination annoncée de nos aquifères que nous sommes conviés, avec en bout de ligne un gouffre financier pour les contribuables.

Face à l’irresponsabilité de nos gouvernements et aux pressions d’un lobby pétrolier tout puissant,des municipalités et des citoyens de partout au Québec ont choisi de faire valoir leur droit à un environnement sain. Le 11 juin 2015, les mairesses et maires de Saint-Edmond-de-Grantham, de Ristigouche Sud-Est, de Sorel-Tracy et de Mercier se sont fait les porte-parole de 165 municipalités qui ont déposé une requête commune au ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques afin qu’une dérogation leur soit octroyée pour qu’elles puissent imposer des normes plus sévères que celles qui prévalent actuellement pour la protection de leurs sources d’eau potable. Appuyés par un groupe d’experts indépendants, les élu-e-s ont déposé un document d’analyse très critique envers les normes réglementaires actuelles.

Alors que le gouvernement de Philippe Couillard élabore des scénarios permettant de forer jusqu’à 6 500 puits de fracturation hydraulique à Anticosti et se montre favorable au transport du pétrole provenant de l’Ouest canadien au Québec en dépit du contexte de crise climatique, la question de l’eau apparaît désormais au cœur de la lutte des citoyens qui veulent assurer la protection du territoire pour les générations à venir.

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Gastem-Ristigouche-Bully par Gérard Monpetit

Message de Gérard Monpetit

M. Francois Boulay, maire

Municipalité de Ristigouche Sud-Est

Monsieur,

Je vous apporte mon soutien pour faire face à la poursuite de la cie Gastem. Je connais bien cette compagnie puisque c’est elle (avec son partenaire Canbriam) qui a un puits gazier dans ma municipalité de La Présentation (près de saint Hyacinthe). C’est un des deux puits problématiques parmi les 31 puits du Québec. C’est également cette compagnie qui a fait forer un puits en plein centre du village à St-Louis-de-Richelieu. Avant de forer en Gaspésie, Gastem devrait, au moins, avoir la décence de réparer les dégâts qu’elle a fait dans notre région.

Tout comme les quelques 70 municipalités qui ont adopté le règlement dit «de St Bonaventure», vous avez raison de vouloir protéger votre eau potable car je suis persuadé que ce sera la ressource stratégique du 21e siècle. C’est cette idée que j’ai défendu dans le mémoire que j’ai présenté au BAPE le 4 juin dernier pour le Comité de Bassin Versant de la rivière Salvail. Vous pouvez lire ce texte sur le site du BAPE; c’est le mémoire DM39.

En pièce jointe, un texte qui est sur Huffington Post. Gastem-Ristigouche-Bully

Mon revenu de retraité ainsi que mes obligations financières ne me permettent pas de vous aider autant que je le voudrais. D’ici quelques jours, vous recevrez, par la poste, un chèque en guise d’appui ainsi que la copie papier de ce texte.

Continuez votre combat.

Gérard Montpetit

La Présentation, Qc.

Ce 5 août 2014

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Opinion d’une citoyenne à M. Raymond Savoie de Gastem

MESSAGE

This is the email I sent to Mr. Savoie, the President and CEO of Gastem. I have also posted it on facebook asking people to support your crowdsourcing and to email the company about their bullying tactics. This is my email sent today.

Dear Sir,

I want to tell you just how much social media has meant to me as a near senior citzen. It keeps me informed, connected and actively engaged. But you are probably wondering why I am sharing this information with you.

Well, it is because of social media that I became aware of the lawsuit between your company and the small community of Ristigouche, Quebec over the town’s bylaw to prevent you exploring potential gas sites within two kilometres of the town’s water supply.

Sounds perfectly reasonable to me that they would want to protect their water and I believe that most Canadians feel the same way. It also seems to me that your company is trying to bring the town to their knees by suing for $1.5 million when the town’s annual budget is only $275 thousand. I understand they are now crowdsourcing to raise funds to fight this in court.

Because I don’t like bullies, and because if this situation were to happen in my own town I would hope for the same response from my fellow Canadians, I am sending Ristigouche some money to help them with their legal fees and I’m also sharing this story with every person I know and asking them to do the same.

You may well find that social media will prove to be the inescapable downfall to your plans and stain your company’s reputation. Of course, you could back off Ristigouche and prove you are a company that works with the communities you have interest in.

Sincerely,
Cathie Camley

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